Belle belle belle Année 2018

Chers amis de la Villa, Belle année 2018, de la part de l’Association Villa Belle Belle Belle.

Qu’elle soit favorable à nos actions de protection de notre cadre de vie  et au développement de la convivialité de proximité.

Nous avons en 2017 atteint le chiffre record de 112 adhérents, amélioré les plantations et posé des  bacs à l’entrée de la villa, plus de 250 bulbes fleuriront au printemps et nous espérons que la fête des voisins de fin mai prochain sera une réussite. Nous restons vigilants sur le devenir de la petite ceinture, après nous être battus pour le départ du vilain conteneur métallique tout tagué. Un cheminement piéton devrait être aménagé, en 2019, sur l’une des voies.

Merci a ceux qui ont contribué à décorer la Villa pour les fêtes de fin d’année. En 2018, soyons encore plus nombreux, rejoignez-nous et faites-nous part de vos idées.

site web : villabelle.org,  par mail : contact@villabelle.org  ou sur Facebook : @vbbb12

 

 

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4 réponses à Belle belle belle Année 2018

  1. Séverine D dit :

    Nous vivons en mode « grégorien »… n’en déplaise aux adeptes de l’espace neutre. Mais l’est-il tant que ça, neutre, l’espace où nous allons et venons ?

    Passer d’un cycle de 365 jours (et quelques, selon les années et les acrobaties géniales des suspensions célestes en mouvement) à un autre relève toujours du calendrier sus nommé. Le monde entier oscille donc sur un rythme annuel et selon lequel nous sommes passés du 7 au 8 dans la nuit du 31 décembre dernier.

    Ainsi va notre vie d’homo sapiens, de moins en moins sapiens il faut le reconnaître. Seules les mésanges jaunes qui viennent, minuscules et délicats volatiles, picorer les boules de graines installées à dessein au bord d’une de mes fenêtres me rappellent un tout autre cycle… celui des saisons, elles non plus, pas si immuables que ça.

    L’an 2017 fut sacrément actif pour les bénévoles et enthousiastes membres de l’Asso VBBB. On la voulait belle et elle le fut. Ceux qui nous matent parfois de leur fenêtre ou qui nous croisent dans l’allée en nous saluant d’un « Bravo ! c’est beau ! », n’ont pas idée du plaisir que cela nous procure d’entendre leur satisfaction. Parce que rien ne se fait tout seul, il a fallu que les femmes et leurs hommes – officiels ou pas ! – retroussent manches et courbent l’échine pour nettoyer, balayer, remplir des sacs, les vider au bon endroit, ratisser, tailler, égaliser, planter, mais aussi…. balayer les emplacements de stationnement, ramasser les étrons canins « oubliés » (vraiment ?) qui, faut-il le rappeler, ne sont pas et ne seront jamais de l’engrais (relisez sur les paquets les ingrédients de leur nourriture… que du toxique !). Oui, il aura fallu être motivé par l’envie réelle d’entrer dans un endroit agréable, plaisant, reposant pour parvenir à offrir aux riverains ainsi qu’aux nombreux promeneurs une Villa « végétalisée » (mot valise qui en dit long sur l’art de la sémantique comme substitut aux actions réelles).

    Nous ne comptons pas en rester là, vous vous en doutez ! On projette d’ores et déjà les tulipes gracieuses, tout couleur, qui s’arc-bouteront sur votre passage au printemps prochain. L’arbre de Noël décoré l’a été par la même fine équipe et ce, rien que pour vos yeux. Nous avons souhaité voir scintiller vos fenêtres, vos balcons, vos portes d’entrée. Certains le firent, d’autres pas encore, mais nous ne perdons pas espoir que les lumières festives finiront bien par crépiter toutes ensembles dans le prochaine nuit de décembre 18 !

    La Villa du Bel Air, d’un anonymat sympathique mais un peu pâlot, commence à reprendre des couleurs et des parfums. L’entrée agrémentée d’un double bac fleuri évoque les ombres portées de la grille originale qui n’a pas été conservée mais dont on peut encore imaginer le grincement à l’ouverture le soir lorsque les jeunes filles rentraient de leur ouvrage ou études.

    En été, lorsque les fleurs ouvriront grand leurs pétales, que les vieux marronniers auront revêtu leur densité feuillue, que les interminables trémières tendront leurs cornettes colorées vers plus de lumière, que le figuier aura retrouvé son parfum têtu qui « en-provence » l’alentour, que les multiples arbustes aux noms gracieux latinisés à souhait auront étoffé les plates bandes fleuries, je gage que le pas des promeneurs se fera plus lent… juste pour découvrir ou capter ici et là, quelque chose qui vit tout en silence et en grâce.

    Il faut ralentir le pas pour humer une fragrance furtive dans une mégapole que d’aucuns voudraient plus « végétalisée ». Laisser son chien pisser sur les plants fraîchement sortis de terre n’est pas ce qui aide le mieux dans cette volonté totalement bénévole que l’Asso VBBB a relancé ces dernières années. Les tags, signature de tribu de quartier, exige du dissolvant pour être effacés des plaques d’indication de rues… On peut vouloir se sentir exister sans pour autant saloper l’environnement. Je rêve d’emmener ces jeunes « tageurs » d’un bout à l’autre de la Villa et de leur faire juste respirer les parfums volatiles que n’importe quel bosquet exhale pour peu qu’une pluie fine l’est arrosé quelques instant au printemps.

    La Villa Bel Air a conservé son histoire. Il faut la chercher pour la trouver. Pour cela, il faut observer, prendre le temps de saisir la ligne brisée qu’un bâtiment récent provoque dans un ensemble d’époque pour sentir les trébuchement de l’Histoire des hommes et de leur ville. Elle a toujours bel air, voire belle allure, notre Villa, encore faut-il veiller sur ce qui nous est tous précieux : l’environnement. A défaut d’avoir le jardin de notre enfance – pour ceux qui eurent cette chance – faisons de la Villa notre « jardin extraordinaire » (ou presque)… à tous.

    En pénétrant dans la Villa, tachez de ne plus regarder vos pieds, mais les pavés sur lesquels vous marchez. Levez ensuite le regard, apprécier sans réfléchir le frémissement du vent lorsqu’il traverse les branches encore dénudées de nos grands arbres. Si le ciel est gris encore pour un moment, tournez donc le regard et voyez comme les carrés de jardinets privés sont autant de damiers verdoyant et vivants qui nous accompagnent jusqu’au bout de la Villa. En vous arrêtant quelques instants à l’entrée de la Villa ou tout au fond en vous retournant, vous apprécierez l’étonnante perspective qu’offre la Villa. Comme tous les promeneurs qui promènent et cherchent souvent le plus petit sentier de Paris (Passage des Merisiers), vous retrouverez cette sensation rare d’entrer dans un tout petit bout de campagne. En hiver comme en été, la Villa accueille… tout est dit.

    Riverains ou promeneurs, badauds égarés ou groupes de jeunes tchatchant haut, personnes âgées ou baladeurs furtifs de chiens avides de cavalcade, sachez que si la Villa vous attire c’est qu’elle offre encore ce petit quelque chose devenu rare qu’est l’atmosphère. Oui, il y a bien une atmosphère dans la Villa et nous la voulons belle, belle, belle…

    Aidez-nous à entretenir tout cela. Votre contribution, modeste mais utile, vos encouragements, vos suggestions, votre aide pratique ponctuelle, tout est nécessaire pour pérenniser cette ambiance. On a pas encore trouvé meilleure stratégie que celle du faire-tous-ensemble, chacun à sa manière. La Ville du Bel Air est un lieu unique, peut-être l’un des rares de Paris où lorsqu’on rentre chez soi on peut sans barguigner dire « je rentre à la maison ».

    Belle Année 2018 à tous !
    Sev au 8 – 2

  2. Marie-Noëlle Favier dit :

    Quel beau texte ! Si bien senti.
    MERCI Séverine de nous faire humer ton air du temps, nous aider à apprécier notre chance d’habiter ce petit coin de Paris. Ne le dénaturons pas, développons-y cette proximité avec la nature, qui permet la communication entre les humains, encourageons la solidarité.
    La Villa est une voie sans issue, nous y croisons donc souvent les mêmes personnes, il est donc facile de se sourire, de dire bonjour ou un petit mot aimable.
    Je suis heureuse que l’association Villa belle Belle Belle soit le creuset de cette convivialité.
    En 2018, trouvons les occasions de la faire vivre encore plus !

  3. Anne aoe dit :

    Chère Severine,
    Je te trouve dans une forme extraordinaire…ton texte nous le prouve.
    Oui, notre villa est une sorte de village dans lequel on se sent bien.
    On poursuit cette quête de beauté et de bonheur…les fleurs, les parfums, les rencontres, les conversations, les sourires…
    Et à quand un petit spectacle ? Une petite histoire à raconter et à jouer… Je suis sûre que cela donnerait beaucoup de joie… Proposition à développer peut être…
    Séverine…ce serait aussi une petite lumière supplémentaire non ?

    En attendant, beaucoup de bonheur pour 2018 .Et bravo pour ton texte plein de vitalité.
    Anne Aor

    • Séverine D dit :

      Chère Anne, ton idée de petit spectacle est à gamberger… pourquoi pas en effet, proposer pendant le festival d’été « La Coulée douce » (que mes potes de Progéniture dans la rue du Gabon animent annuellement) un conte de la Villa du bel Air… Inventé de toutes pièces ou basé sur une histoire vraie à rechercher dans quelques archives du quartier, cela pourrait peut-être faire son petit effet auprès de notre équipe de la Mairie qui constate depuis un moment qu’on se les ai retiré du c… l !

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